Vaccination contre la fièvre jaune du voyageur

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La fièvre jaune est une maladie infectieuse due au virus de la fièvre jaune ou virus amaril. Elle est transmise par certaines espèces de moustiques (Aedes) qui piquent la journée.

La fièvre jaune ne se rencontre que dans certains pays d'Amérique du sud et d'Afrique subsaharienne. Pour plus de détails sur les zones endémiques.

Il n'existe pas de médicament pour traiter la fièvre jaune. Mais, il existe un vaccin efficace à 100%.

Actuellement, la fièvre jaune est la seule maladie pour laquelle une preuve de vaccination peut être exigée comme condition d’entrée dans un pays en vertu de l’annexe 7 du Règlement sanitaire international (2005).

Changement important : l’Assemblée mondiale de la Santé a adopté en mai 2014 une version révisée de l’annexe 7 qui prolonge à vie la validité du certificat de vaccination antiamarile, qui n’était valable que 10 ans jusque-là.

Indications

La vaccination contre la fièvre jaune concerne les voyageurs se rendant ou provenant d'une zone où un risque de fièvre jaune existe.

Elle est obligatoire dans certains pays, et fortement recommandée dans tous les pays où la maladie est endémique.

La vaccination antiamarile est pratiquée dans un double but :

  1. Pour protéger les voyageurs qui risquent d’être exposés à l’infection amarile. Le risque de transmission de la fièvre jaune dépend de la présence du virus dans le pays chez l’homme, les moustiques ou les animaux. Comme la fièvre jaune est souvent fatale pour les personnes qui n’ont pas été vaccinées, la vaccination est recommandée à tous les voyageurs qui se rendent dans des zones où il y a un risque de transmission de la fièvre jaune. L’OMS détermine les zones où « il y a un risque de transmission de la fièvre jaune » d’après les cas de fièvre jaune diagnostiqués chez l’homme et/ou l’animal, les résultats des enquêtes sérologiques et la présence de vecteurs et de réservoirs animaux.

La décision de vacciner ou non les voyageurs contre la fièvre jaune doit être prise en fonction de plusieurs facteurs, notamment du risque de fièvre jaune associé au voyage, des conditions exigées par les pays et du risque de manifestations indésirables graves après la vaccination antiamarile.

  1. Pour éviter la propagation internationale de la maladie en protégeant les pays contre le risque d’importation ou de propagation du virus de la fièvre jaune.

Une preuve de vaccination est souvent exigée des voyageurs en provenance de pays où il y a un risque de transmission de la fièvre jaune, parfois même des voyageurs qui n’ont fait qu’y transiter.

Lors d’une réunion organisée en 2010, des experts de la fièvre jaune ont estimé que si les voyageurs restent moins de 12 heures en transit dans un aéroport, le risque de fièvre jaune est quasi-nul et que, par conséquent, une preuve de vaccination n’est pas indispensable.

Le fait qu’un pays n’exige pas la vaccination antiamarile ne signifie pas qu’il n’y a aucun risque de transmission de la fièvre jaune.

Calendrier

Lorsque la vaccination est obligatoire, elle doit être administrée (une injection sous-cutanée dans le bras) minimum 10 jours avant le départ, dans un Centre de vaccination agréé qui la mentionnera dans un carnet de vaccination (carnet jaune).

En raison d'un risque d'encéphalite (voir ci-dessous "effets indésirables"), les enfants seront vaccinés de préférence après l'âge d'un an, ou exceptionnellement en cas de risque important d'infection, à partir de l'âge de 6 mois.

Chez certains patients, la vaccination ne protège cependant pas à vie et une dose de rappel ou un contrôle du taux des anticorps peuvent être nécessaires :

  • Enfants de moins de 24 mois et femmes enceintes chez qui le vaccin est administré en raison d'un risque très important de contamination : l’attestation de vaccination est valable 1 an seulement ; un rappel est nécessaire avant un nouveau voyage ou après 1 an
  • Vaccination avec un autre vaccin vivant atténué (par exemple le RRO) dans les 28 jours : l’attestation de vaccination est valable 1 an seulement ; un rappel est nécessaire avant un nouveau voyage ou après 1 an
  • Immunodéficience (par exemple HIV, autres affections du système immunitaires, traitement immunosuppressif) : doser les anticorps et donner un rappel si nécessaire (ou un rappel après 10 ans)
  • Personnes présentant un risque accru (par exemple celles qui travaillent dans une région où surviennent des épidémies de fièvre jaune) : doser les anticorps et donner un rappel si nécessaire (ou un rappel après 10 ans)
  • Patients qui subissent une transplantation de moelle osseuse après vaccination contre la fièvre jaune : doser les anticorps et donner un rappel si nécessaire (ou un rappel après 10 ans)

Effets indésirables

La vaccination contre la fièvre jaune est classiquement bien tolérée.

Dans 10 à 30% des cas, on peut observer un syndrome grippal survenant après quelques jours et ne durant généralement pas plus de 24 heures

Plus rarement, des réactions allergiques peuvent survenir

Exceptionnellement, des effets secondaires mettant la vie en danger peuvent survenir lors de la 1ère vaccination (1 à 4 cas par million de doses). Ce risque semble plus important chez les personnes âgées de plus de 60 ans

Entre 1945 et 2002, 26 cas d'encéphalite postvaccinale ont été recensés, dont les deux tiers chez des enfants en-dessous de 6 mois. Le risque s'élèverait à 2-6 cas par million de vaccinations. En conséquence, le vaccin sera administré de préférence après l'âge de 1 an.

Le risque et les bénéfices de cette vaccination devront donc être pris en compte en fonction de la destination et du type de voyage.

Néanmoins, pour les voyageurs non vaccinés en voyage dans une région endémique, le risque de décès par suite de la fièvre jaune (1 sur 1.000 par mois de séjour dans les régions à risque de l'Afrique de l'ouest) excède largement la probabilité d'un effet secondaire grave (environ 1 sur 1 million).

Contre-indications

La vaccination contre la fièvre jaune est contre-indiquée

  • chez les sujets immunodéprimés,
  • chez les personnes allergiques (réactions graves de type anaphylactique) aux protéines du poulet ou des œufs,
  • et chez les enfants de moins de 6 mois.

Le vaccin ne sera pas administré aux femmes enceintes en raison du risque qu'il représente théoriquement pour le fœtus. Une grossesse doit être évitée dans les 4 semaines qui suivent une vaccination.

En principe, les voyages vers les régions à haut risque seront déconseillés aux femmes enceintes non immunisées. En cas de risque infectieux important, le vaccin peut être utilisé chez la femme enceinte dès le 6ème mois de la grossesse. Lors de l'allaitement il y a un risque de transmission du virus vaccinal au bébé.

Vaccin disponible au Maroc

Stamaril® (Sanofi Pasteur M.S.D.) : uniquement disponible à l’Institut Pasteur Du Maroc.

Adresse : place louis pasteur, Casablanca 20250

Téléphone : 05224-34450

Rédigée par : DoctiMaroc

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